Maison de la Poésie d'Avignon

Les Scènes de Minuit de la Maison de la Poésie

Les Scènes de Minuit de la Maison de la Poésie

Cette formule, initiée lors du Festival 2017, continue en 2019 vu son succés en 2018.

Ces séances ont lieu chaque soir à partir de 23h59. L'entrée est libre... la sortie au chapeau, les consommations au bar associatif à 2€.

Le principe :
Tous les soirs deux soirs, nous vous proposons des spectacles différents d'artistes de passage. Cette programmation tourne essentiellement autour du slam, des spectacles musicaux, des performances. Elles se déroulent sous forme de cabaret dans la salle du bar associatif qui donne sur la cour-jardin d'où peuvent voir et écouter ceux qui ne sont pas non-fumeurs...

5, 6 et 7 juillet
Olikris

OlikrisArtiste complet et diversifié, Olikris présente ses compositions (des textes en français pour la plupart), des chansons qui touchent et interpellent le public dans un savant mélange de profondeur et de rythme... 
Dans une mise en scène à la fois enlevée (qui donne par moment envie de danser!), sensible et empreinte de poésie, le piano-voix et la guitare-voix intimistes enveloppent l'âme qui se laisse aisément bercer par la chaude vibration de sa voix.
Selon les lieux de représentation, il intègre des moments de surprises chorégraphiques et de contes poétiques.  Un moment de pur bonheur qui réchauffe le coeur; un artiste hors-pair, inclassable. Laissez-vous envoûter.

Pour un public à l'aise, libre et amateur de découverte.

8 et 9 juillet
Celo

Marcelo AvilaMarcelo Avila, musicien argentin, voyage au coeur de la culture andine, s'étendant du nord de son pays jusqu'à la Colombie, en passant par la Bolivie et le Pérou.

Il joue du charango, kena, flute de pan...

Il présente des morceaux typiques de ces régions, chargés d'histoire, inlassablement interprétés au fil des générations, et témoins des coutumes de ces peuples.

Ambiance ‘’caliente” assurée...

10 juillet
Louise O'sman

Louise O'smanChausser des bottes de sept-lieues, devant la folie des Hommes, de ceux qui ne croquent plus la pomme -surtout dans la rue Paradis. Ecouter la beauté des ondes, des veilleurs de ponts et des sourdes frondes enfouis dans le bleu endormi.
Raconter les frênes trop frêles, les coeurs étouffés sous le satin, la violence des miroirs quotidiens. S'asseoir enfin à l'ombre des mémoires pour chanter l'attente, le manque et l'absence, qui sont peut-être déjà, les premiers signes du printemps.Une création de chansons françaises originales arrangées pour accordéon-voix.

À la fois doux et intime, incisif et courtois, le répertoire de Louise O'sman marque par sa force, son originalité et sa poésie. Telerama

11, 12 et 13 juillet
De sang et de lumière de Laurent Gaudé
En prsence de Laurent Gaudé le 13 juillet

Laurent GaudéAprès avoir monté Sang Négrier, s’est affirmé le désir de monter l’intégralité des œuvres de Laurent Gaudé. Ce projet nommé Aquarius Land s’est imposé le jour où le bateau qui secourut tant de migrants de l’engloutissement fut arrêté à Marseille. De sang et de lumière est la première œuvre de cette odyssée, ce voyage poétique à travers les terres du poète.
Ces poèmes engagés à l’humanisme ardent, à la sincérité poignante, se sont nourris, pour la plupart, des voyages de l'auteur. Qu’ils donnent la parole aux opprimés réduits au silence ou ravivent le souvenir des peuples engloutis de l’histoire, qu’ils exaltent l’amour d’une mère ou la fraternité nécessaire, qu’ils évoquent les réfugiés en quête d’une impossible terre d’accueil ou les abominables convois de bois d’ébène des siècles passés, ils sont habités d’une ferveur païenne lumineuse, qui voudrait souffler le vent de l’espérance...

Metteuse en scène : Khadija El Mahdi
Interprète(s) : Lucille Arnaud, Anita Di Vincenzo, Martine Febvre, Véronique Korenbajzer, Joëlle Loucif, Carole Louedoc, Marion Moneuse, Catherine Mong, Juliette Perdreau, Fanny Perrier Rochas, Nathalie Vidaillac, Bruno Bernardin
Musicien : Michel Thouseau

14, 15 et 16 juillet
Samuel Covel

Samuel CovelDans le cadre du Festival d'Avignon, pour les Scènes de Minuit de la Maison de la Poésie, le chanteur-guitariste et auteur-compositeur héraultais Samuel Covel vient poser son empreinte sonore et poétique, pour que hurlent les loups, et que les murs dansent.

Tout Rimbaud et Villon se retrouvent dans les vers âpres, d’une tragique intensité, de ces Amis squelettiques, « Sifflons rots granuleux de rocaille de menthe / La nuque de raideur et le palais au frais / La boîte à dents qui braille et le gosier qui bande », bateau ivre où vous vous noierez dans les accents apocalyptiques d’une guitare qu’il arrive à faire sonner comme un orchestre complet.
Nos anchanteurs - Le quotidien de la chanson.

17 et 18 juillet
Marion Bati

Marion BatiY'a comme des fleurs...
.. .qui poussent à la place des ombres accordéon / voix spectacle nomade tout public Y’a comme des fleurs est une petite forme nomade et poétique qui chante, joue et raconte les humeurs de l’exil. 30 minutes de chansons françaises et de musique du monde à l’accordéon et à la voix à servir dans les maisons des uns pour qu’ils partagent avec les autres... Y’a comme des fleurs est conçu chanté et joué à l’accordéon diatonique par Marion Bati.

Après une carrière de chorégraphe et danseuse, Marion Bati découvre l’accordéon il y a maintenant plus de 10 ans et se forme auprès de Marc Perrone, Norbert Pignol et Stephane Milleret. Puis elle crée et travaille dans une structure culturelle, et enfin, elle décide de prendre la route et d’aller à la rencontre du public, au plus près ...chez l’habitant, afin de renouer avec d’anciennes traditions comme celles des veillées, pour un moment de convivialité et d’échanges.

19 et 20 juillet
Cora Laba

Cora LabaUne chanteuse des montagnes, exilée un temps dans l’ébullition des plaines ukrainiennes puis dans une île mediterranéenne, pille sans complexe dans ses aventures des images renversantes pour bâtir des BALAFONS DE GLACE.

Une trace serpente à travers l’archipel, cordon ombilical entre bateau et village.

Les îles n’existent plus : Il y a seulement une croûte terrestre qui émerge, de-ci-delà, surgissant de la terre-mer gelée terre-mer gelée Avec des chaos à l’endroit où ces émergences se resserrent et font aller plus fort le courant.

21 et 22 juillet
Bartelby

BartelbyBartleby écrit des chansons car il ne sait rien faire d’autre.
Son truc, c’est de ne jamais vouloir faire ce qu’on lui demande alors il chante en Français parce que « l’anglais ça sonne mieux » et s’accompagne à la guitare acoustique (puisque « l’électro, c’est ça qui marche »).
Bartleby est un rebelle paisible, qui à la pointe de sa plume chatouille les conventions et contrevient aux ordv vres de la mode avec un talent singulier. Ses textes « intelligents et intelligibles » sont portés par des musiques aux accents cosmopolites qui évoquent le voyage et l’évasion.
Epris de contradictions, Bartleby n’écrit pas tout ce qu’il pense mais pense tout ce qu’il écrit. Ses chansons, plus engageantes qu’engagées, parlent de nos vies, de nos rêves, de nos amours et de leurs lots de désillusions, avec tendresse et sincérité. Il revendique le droit à la différence avec la politesse du désespoir et vous emmènera danser, loin des sentiers débattus, à l’ombre d’un doute, là où l’émerveillement est encore possible.

23 et 24 juillet
Marion Cousineau

Marion CousineauFrançaise et québécoise d’adoption, Marion Cousineau a su puiser de ces deux terres d’élection, le meilleur de l’écriture et du savoir-faire de la chanson francophone : textes ciselés, justesse de l’interprétation, qualité de la mélodie. La voix est douce, caressante, l’accompagnement original à la basse pour de nombreux morceaux ajoute une tonalité singulière et envoutante.

L’univers de Marion Cousineau lui ressemble, tout en subtilité, en fragilité. Il est fait de portraits finement esquissés avec respect et humanité tel celui d’ « Angèle », rencontrée dans un bar, femme éprouvée par la mort de l’être cher et dont la foi s’est envolée. Avec légèreté toujours, elle sait, en quelques tranches de vie, passer d’une éphémère histoire d’amour, brève rencontre dans le compartiment d’un train (« Histoire connue ») à un poignant rendez-vous au Père-Lachaise pour un aller sans retour (« La moitié du billet »).

25 et 26 juillet
Dizzylez

Dizzylez Un poète funambule accompagné par deux rois du groove et du swing.

De la douceur, du rythme, des couleurs...et attention, attention...un slalom entre slam, musique et chanson !

Corentin BERTHONNEAU (guitare, choeurs)
Matthieu, dit "DIZZYLEZ" (guitare, voix)
Pierre-François MAURIN (contrebasse)

27 et 28 juillet
Eléanore Clovis

Eléanore Clovis QUELQUE CHOSE QUI CLOCHE, le spectacle…

C’est l’histoire d’une fille comme vous et moi. C’est- aà-dire surtout comme moi . Comme tout le monde donc, qui aà chaque instant se prend pour « moi ».
Vous me-nous suivez ?
Ce petit « moi » qui, en chacun de soi, doute meéthodiquement et soigneusement, de lui- meême, du monde... S’interroge. Sur ce qui cloche chez lui, dans le monde ... Nous interroge, spectateurs compris, aà travers des chansons droêlement deécaleées qui content, entre clown et cantatrice, tout ce qui ne compte pas. Petits tourments du quotidien, eénormes et minuscules, qui font leégeàrement clopiner l’existence -pas aà cloche-pied mais presque. Qui ne valent pas la peine d’en parler . Mais d’en chanter, oui, et sans peine, tout bien peser , tout en humour et leégeàreteé...
Entre Jazz et java, Boris Vian et Barbara, Eleéonore nous embarque au pianosans jamais nous mener en bateau-, dans un univers poeétique et logique, le vocabulaire fleuri mais pas deécoratif, le verbe incisif sans eêtre blessant