du 9 au 28 juillet à 10h15

Les matinales de la Maison de la Poésie
Petits déjeuners littéraires

Chaque jour, pour 3€, commencez la journée en douceur en venant écouter un texte autour d'un cafè ou d'un thé et d'un croissant ou un pain au chocolat. Chaque jour des textes différents, lus par leur auteur ou un lecteur. Textes poétiques, théâtre, nouvelles.

le 9 juillet
Lettres à Jacques Rebotier de et par Anne Houdy


Mes Jacques

  C’est d’abord une correspondance, un recueil de poèmes, un portrait, une sorte d’anthologie, une biographie, un manuel pratique, une méthode, un essai didactique, une étude morphologique, un traité linguistique, ouvrage scientifique, le premier d’une longue série. 
J’ai aimé Jacques Rebotier, j’ai acheté ses livres, j’ai feuilleté en cachette, j’ai fouillé ses 22, Placards !  j’ai déchiré ses pages, j’en ai recopié d’autres. Je l’ai analysé, je l’ai examiné, j’ai fait un fond de l’œil et j’ai écrit pour m’en libérer.

le 10 juillet
Arrête il pleut de et par Nathanaëlle Quoirez


Arrête il pleut est en premier lieu un texte monologique qui a été écrit à destination de la scène et plus largement à destination de l'écoute et ce dans une démarche de proximité avec les spectateurs. La structure de son écriture se déplie dans une profusion d'images et tente désespérément de mettre des mots autant sur l'opacité que sur la blancheur de ce qui se dérobe à notre regard par tout un jeu d'adresse. Tout l'enjeu est là: se coller aux invisibles, traquer la faille des vivants, mûrir l'irréversible espérance.
Ce texte en questionnant notre rapport à la mort nous renvoie brutalement au monde des vivants. Qui suis-je face à l'absence? Que reste-t-il de moi dans la mort de l'autre? Les mots peuvent-ils accompagner la douleur? Le lieu de «l'écrivain» est-il celui de «les cris vains»?

le 11 juillet
Ubu : Merdre ! de et par Patrice Trigano


Patrice Trigano lira des extraits de son roman: UBU ROI: MERDRE! publié au mercure de France

Il parlera également de la vie tumultueuse d’Alfred Jarry qui fut comme Rimbaud et Lautréamont un des précurseurs du Surréalisme et l’inventeur du théâtre moderne.

Toute la période du symbolisme revivra.

le 12 juillet
Ophélie de et par Jacques Ségueilla


Dans l’ombre de sa maison où ne pénètre plus le soleil, une femme est assise, elle attend.
Son univers est vide depuis la mort de sa fille et celle de son mari.
Elle parle de sa vie devenue son unique question.
Lentement émerge par bribes le souvenir de sa fille disparue qu’elle évoque sans émotion. On ne peut en douter c’est d’Ophélie dont il s’agit. Celle qu’Hamlet a aimé, celle qui l’a aimé jusqu’à la mort.
Mais qu’en est-il de cette femme qui tout à coup imagine son désir.


le 13 juillet
Sous la soie de Marie-Claire Mazeillé, lu par Marie-Claire Mazeillé, Alain Igonet et Stephen Pisani


Poèmes et nouvelles évoquent, jusqu’à les sublimer, la rencontre et l’absence, l’attente et la sensualité. Sous la soie, s’y dévoile le désir, un érotisme subtil et élégant. La parole poétique invite à glaner la vie qui va. Et puis se laisser surprendre par un regard : il n’y a pas d’âge pour être amoureux !
Marie-Claire Mazeillé écrit comme elle rit, avec enthousiasme et générosité. Joue avec les mots d’une écriture légère et mutine, chaude et vivante, tendre et lumineuse, imagée et vagabonde. Une écriture amoureuse à la rencontre des corps et à la recherche des cœurs.
Elle lit régulièrement Sous la soie… Chez les particuliers, salons, médiathèques... Pour la seconde fois à la Maison de la Poésie d’Avignon.

le 14 juillet
Poèmes de et par Jean-Pierre Siméon


Poète associé au TNP de Villeurbanne, directeur artistique du Printemps des poètes de 2001 à 2017 et désormais directeur de Poésie /Gallimard, Jean-Pierre Siméon propose un chemin de la poésie au théâtre et retour, convaincu de la nécessité absolue en tout  de la parole indocile des poètes.
Il parlera lors de la Matinale où il est invité de son travail théâtral fondé en poésie, et particulièrement des deux pièces jouées au Train bleu pendant le festival.
Il lira aussi des poèmes et des extraits de son récent livre de chroniques intempestives Les yeux ouverts, Propos sur le temps présent paru aux éditions Le Passeur.

Agrégé de lettres modernes, Jean-Pierre Siméon a enseigné à l’IUFM de Clermont-Ferrand. Il a parallèlement composé une œuvre variée : 14 de recueils de poèmes mais également sept romans, 11 livres pour la jeunesse et 16 pièces de théâtre. Directeur artistique du Printemps des Poètes durant plus de dix ans, il succède à André Velter à la direction de la collection Poésie/Gallimard en janvier 2018.

le 15 juillet
Kitchen Blues
d’après Femmes en face d’un homme silencieux de Jean-Pierre Siméon

La comédienne Clara Simpson lit l'adaptation théâtrale de Femmes en face d'un homme silencieux, que le poète Jean-Pierre Siméon a écrit pour elle.

Clara est seule, Clara se rêve. Dans Kitchen Blues, hymne à la solitude ordinaire, elle nous emporte le temps d'une nuit dans le labyrinthe de ses autofictions. Les mots de Jean-Pierre Siméon, base continue de ce voyage, sont comme un réservoir poétique où la comédienne va sans cesse puiser les couleurs de ses nouveaux personnages. Avec au bout une seule certitude : il y a de la poésie dans nos empêchements, de l'humour dans nos échecs, de la beauté dans nos fantasmes. 

le 16 juillet
Xitation d'Emmanuel Darley lu par Marielle Baus et Matthieu Beaudin


Lecture mise en musique
Xitation évoque la question de la première fois, de comment parler de sexe aussi. Emmanuel Darley mêle innocence et humour et écrit une courte comédie burlesque, avec deux jeunes gens, en train de découvrir à la fois la physiologie et le langage du sexe et du désir. Où est le désir, qu'est ce que c'est, comment le faire naître ? Darley tente le langage de la découverte, du dévoilement, comme la jeune femme et le jeune homme celui des corps et plus largement celle du désir.
L’écriture d’Emmanuel Darley est économe, succession de courtes phrases tronquées. Il n'a de cesse de réinventer, fouiller la langue. Sous sa plume toujours ces phrases courtes, sèches, pullulant de verbes d'action précipités...Phrases étrangement amputées de verbes, ou de sujets : pas le temps, pas le choix.

le 17 juillet
[s]olitude[s] nouvelles d'Alain Igonet lues par Alain Igonet et Silmée Igonet


Alain Igonet photographe et metteur scène est un faiseur d’images, qu’elles soient créées sur un plateau ou captées par un appareil photo. Cette même démarche se retrouve dans ses nouvelles dont certaines, très courtes, sont comme des instantanés photographiques qui tentent de capter et de restituer une émotion brève, une scène fugace. Toutes, sombres ou lumineuses, ont le souci de générer des images sensibles dans l’imaginaire du lecteur.
"Pourquoi ce titre de [s]olitude[s]? Est-il vraiment besoin de répondre à cette question? Mes écrits parlent d’eux-mêmes et n’ont pas besoin de moi pour en faire une explication de texte, ils ont juste besoin de votre sensibilité pour être lus ou entendus."
Modèle photo : Jade Saget | Série photo [s]olitde[s]

le 18 juillet
Lecture Durif | Tarik Noui


Tarik Noui est écrivain, scénariste et performeur.
Il a notamment publié chez Léo Scher (collection Laureli). Sesdernières publications : Un roman ’’A nos pères’’ (Inculte) et un texte poétique ’’Et seuls les chiens répondent à ta voix’’ (édition Sun Sun)

Eugène Durif est écrivain et homme de théâtre.
Il publie principalement chez Actes Sud .
Dernières parutions : ’’L’ame à l’envers’’ , roman. ’’Ceci n'est pas un nez’’, théâtre jeunesse…
Et sa poésie à La Rumeur Libre… (Au bord du théâtre, vol 1 et 2, et un troisième à paraître.)

le 19 juillet
Est-ce que répandre du bleu ? de et par Marcel Moratal


"C'est un très beau monologue, absolument tragique. L'écriture est très poétique et la violence des propos est toujours accompagnée d'un humour terrifiant. C'est une belle peinture des misères sociales, morales, culturelles engendrées par les guerres effroyables du XXième siècle, de gens abandonnés par leur pays, des exilés immobiles, de rêves assassinés. Sam est un homme que l'on croise régulièrement, on a déjà vu sa mobylette, sa profonde solitude.
L'auteur nous embarque dans sa poésie, dans son amour des mots, comme  la beauté de ce titre. Le bleu est dépeint magistralement, il apparaît comme un songe.  Et puis, il y a du devenir insectes-cafards-fourmis, ce qui rappelle Kafka, comme ça. Un très beau délire qui transforme la machine humaine en machine à broyer l'humain pour la fabrication des raviolis, 14-18 grande fournisseuse de raviolis ! Ce texte  est drôle et profondément triste à la fois."
Fondation Beaumarchais. SACD

le 20 juillet
Un homme mort de Pascal Adam lu par Joel Lokossou


C’est un homme mort qui parle ; un homme pris dans cet étrange temps de latence entre sa condamnation et son exécution possible ; un homme qui a connu dix ans le pouvoir, parce qu’il l’avait pris, et qui connaît l’exil et la prison, parce qu’il l’a perdu. Et ce qu’il dit, après son officiel discours d’adieu, est le dessous des cartes, intime autant que politique. Un homme mort est le portrait contrasté, violent, ambigu d’un homme sur le point de mourir et qui parle ; mais sa parole n’est-elle pas encore tricherie, jeu de dupe, course à la reconnaissance posthume ? Et alors ? Peut-être n’y a-t-il pas d’autre vérité que cet incessant jeu de masques, qu’on joue avec les autres, qu’on joue avec soi-même ?
Les échecs, les succès, les cadavres, les manipulations perverses ne prennent-ils pas un sens différent selon la perspective qu’on leur crée ? Et crée-t-on une perspective historique dans un but autre que justifier ou accabler des hommes qui ont agi, et pour couvrir d’autres actions qui, bientôt, connaîtront le même sort ?

le 21 juillet
Traversée de et par Nourdine Bara


C’est un très singulier personnage que nous conduit à suivre Traversée.
Son monologue, une histoire ? Pas vraiment. Un élan plutôt. Une balade. Plongés dans le huis clos de ses pensées, alors qu’il erre dans la ville, sur les boulevards, à la gare, aux terrasses des cafés… 
Nous voilà comme pris, peu à peu, dans son espace mental devenu espace de projection poétique. 
Le narrateur, anonyme, n’a rien en particulier à nous dire, ou peut être bien, de ce monde qui autour s’anime, s’agite, des choses très particulières à en dire. 
L’étrange invitation est synesthésique !

le 22 juillet
Réflexions en Fa Mineur - Frédérique Cantais


Issue du milieu artistique parisien et plus précisément la Danse, Frédérique Cantais touche aujourd’hui de près à la Peinture (abstrait) et à l’Ecriture (poèmes, nouvelles, chansons, pièces) avec la même passion et fougue.
Ses ballades, sentimentales et mélancoliques alliant poésie et mélodies sont en quelque sorte une musique de l’âme qu’elle nous offre en cadeau comme une "nécessité musicale" urgente en ce monde… sa soif d’aimer étant insatiable.
"Réflexions en fa mineur" est issu du livre "Ricochets"
Lecture par Frédérique Cantais et Bruno Cantais

le 23 juillet
Gaston Chaissac lu par Pierre Blumberg


Sous le titre ’’J’en reste sardine’’, Pierre Blumberg reprend la correspondance de Gaston Chaissac, peintre cordonnier, écrivain, (donnée dans le Festival OFF 2015).

Des lettres savoureuses, drôles et rustiques extraites de Hippobosque au Bocage et adressées à Dubuffet, Queneau, Gallimard et Paulhan……

’’Correspondances hautes en couleurs et empreintes d’un humour caustique qui donnent une vision du monde décalée. De quoi ravir un public venu nombreux » Vaucluse Matin 2015.’’

le 24 juillet
En mille morceaux de et par Jean-Claude Bonnifait


Jean-Claude Bonnifait, acteur de théâtre, est l'auteur d'une fresque poétique, ’’En mille morceaux’’, toujours en cours d'écriture. 

’’En mille morceaux’’
est une suite continue de poèmes qui ne s'achèvera qu'à son millième.

Le nombre 1000 a pour symbolique d'évoquer les milliers de fragments  d'une parole intérieure, le vrac d'une vie. C'est une recomposition de soi en devenir.

Mais il n'y aura pas la place de tout mettre et le temps de tout dire dans ce ’’Tout poétique’’.

le 25 juillet
La carte des routes et des royaumes de Ronan Mancec


Lecteurs : Isabelle Legros, Gaël Le Guillou-Castel et Ronan Mancec.
La carte des routes et des royaumes, commandée par le pouvoir, est la tentative de recenser et piller les richesses du peuple. Le projet vise à réaliser une huitième merveille du monde. Des cartographes doivent s’acquitter de la tâche en sillonnant les terres, de gré ou de force. La question morale qui anime la pièce, c’est celle de la désobéissance. Elle s’adosse à un espoir : qu’il est possible pour les jeunes gens de reprendre le pouvoir, et que le mouvement social gagne enfin.

Cette pièce de théâtre a fait l’objet d’une commande du Théâtre du Pélican, dans le cadre du cycle « Jeunesse et Philosophie ». Elle sera publiée en avril 2020 aux éditions Théâtrales Jeunesse.

Ronan Mancec est auteur et traducteur de théâtre, publié aux éditions Théâtrales : Azote et fertilisants, Je viens je suis venu (Journées de Lyon des auteurs de théâtre)… Il chante dans l’ensemble Mze Shina (polyphonies de Géorgie).

le 26 juillet
Les nouveaux anciens de Kate Tempest par le collectif La Capsule


La fable urbaine contemporaine de Kate Tempest croit en l’Homme. Avec ses défauts, ses travers et ses contradictions.
Les dieux sont toujours là. Ils peuvent s’appeler Kevin, Charles, Jane, Camille, Mary, Mathilde, Brian, Côme... Ils sont mythiques, et les anciens résonnent en eux.
Le Collectif la Capsule propose une balade antique autour de l’épopée dramatique et poétique de Kate Tempest. Nous sommes toujours divins, nous avons besoin de ce texte pour ranimer nos vies modernes parfois désenchantées. “Toutes les divinités résident dans le cœur de l’homme.” William Blake.

le 27 juillet
Textes de et par Hans Limon


Né en 1985, Hans Limon est poète, romancier, dramaturge. Familier des revues poétiques, il a déjà publié un roman, Déchirance, et plusieurs pièces de théâtre, collabore avec peintres et photographes. Il dirige la collection Les Indociles chez Quidam éditeur.

Il s’apprête à publier un recueil en octobre, une pièce de théâtre pour les trente ans de la mort de Koltès ainsi qu’un roman mêlant prose, poésie, nouvelles et théâtre en 2019. 

Il est issu d’une formation philosophique. Il rédige également des articles pour des revues et des webzines. Il est professeur de philosophie et de théâtre à ses heures perdues.

le 28 juillet
Textes de et par Claude Meyrieux


Né à Nice en 1946, tour à tour cheminot, ouvrier, puis professeur de lettres et d’histoire, Claude Meyrieux écrit des textes poétiques depuis plus de 50 ans.

Il a publié six recueils dont ‘’Espérances prodigues'' à paraître en 2018. Il collabore à la revue ‘’Les hommes sans épaules’’.

Il se définit en tant qu’Homme libre, n’adhère à aucune chapelle politique ou religieuse et déteste les ‘’pensées sur mesure’’ et les mondanités de toutes espèces.